L'amerturme selon James Green

January 17, 2011

 

Nous avons vu que le magnésium avait comme fonction d’absorber l’énergie solaire dans la partie verte des plantes pour ainsi nous retransmettre cette source de vie fondamentale (Le Soleil dans notre assiette). Donc, en mangeant du vert, nous nous assurons un apport adéquat en énergie et en magnésium. De plus, les aliments verts comme le kale, la laitue, le chou, les haricots, les brocolis, les épinards, etc., sont pour la plupart amers.

 

Dans mon article Quelques astuces pour être moins lendemain de veille, ainsi que Traiter le foie, à la base de tout traitement, j’expliquais que l’amertume favorise la digestion en stimulant l’excrétion de la bile et des enzymes digestives et que le vert, en médecine chinoise était un allié du foie.

 

J’aimerais maintenant approfondir sur l’amertume selon l’hypothèse qu’en fait James Green dans son livre The Male Herbal, un des seuls ouvrages (à ma connaissance) qui se consacre à la santé au naturel pour les hommes, vraiment très intéressant, même pour les femmes! Encore une fois, il s’agit d’une traduction de mon cru, mais cette fois-ci elle n’est pas intégrale.

 

La cause première, mais subtile, des déficiences immunitaires et des organes sexuels féminins et masculins serait en lien avec notre tendance prédominante à éviter l’amertume ainsi que le manque général de notre expérience avec le goût de l’amer dans la diète américaine.

 

Avant d’amener cette hypothèse, Green, indique que;  la psyché américaine refuse en général d’avoir affaire avec les désagréments (l’amertume) de la vie, projetant quotidiennement les côtés plus sombres de sa propre nature sur les autres, autant dans les relations individuelles que sur le plan de la politique étrangère. Nous, les américains, semblons peu enclins à faire face à nos difficultés et aux côtés plus sombres de la vie. Nous préférons miser sur la douceur (sweetness=sucré) et sur le rêve américain de vivre heureux à jamais! (…) Je suggère le retour des aliments amer ainsi que leur appréciation si l’on veut diminuer notre expérience luxueuse du sucre qui se traduit notamment par l’importance de l’obésité.

 

La prédominance dans notre société de la saveur sucrée, et le refus de l’amer sont des symptômes possibles de notre insécurité psychique nous provenant de notre déconnexion culturelle avec notre planète, la Terre. Ainsi, la femme, qui est plus connectée avec la terre en raison de son cycle menstruel et de sa capacité à donner naissance, est sujette à exprimer cette séparation culturelle à travers des difficultés menstruelles et des douleurs utérines.

 

Les seuls aliments à saveurs amères que nous avons tendance à consommer régulièrement sont le café et le chocolat, mais malheureusement, nous les consommons la plupart du temps sucrés, ainsi que le houblon de la bière, dont l’alcool constitue un sucre pour le corps. La salade, qui était originalement une portion quotidienne d’amertume servie avant les repas afin de stimuler l’appétit et la digestion est maintenant, en Amérique, emplie d’eau, sans amertume, sans goût, et recouverte d’une vinaigrette sucrée, salée ou les deux. 

 

La saveur amère, au contact de la langue, stimule par l’intermédiaire du système nerveux les glandes endocrines et exocrines. Il y a une stimulation générale des enzymes digestives de l’estomac, du foie, du pancréas et du duodénum, ce qui en retour stimule l’appétit, la digestion et l’assimilation. De plus, l’amertume semble aider les parois intestinales à se régénérer en stimulant le mécanisme d’autoréparation (contre-indiqué lorsque la sécrétion des acides gastriques n’est pas voulue : ulcère gastrique). L’amertume aide le foie, souvent surmené dans sa fonction de détoxification et à augmenter la sécrétion de la bile, ce qui favorise le péristaltisme. Un foie actif, en retour, aide à régulariser les hormones. L’amertume a un effet sur les sécrétions pancréatiques qui régulent le taux de sucre sanguin. Il se pourrait aussi que l’amer, en tant que stimulant des actions et sensations du corps entier, ait un effet marqué d’antidépresseur, tout en ayant un effet d’enracinement pour la conscience.

 

Dans un même ordre, les gens qui ont des rages de sucres, qui se disent bibittes à sucre, ou à sel, bénéficieront énormément à réintégrer l’amer dans leur alimentation et à opter pour une dose de plantes amère au lieu d’une barre de chocolat! Cela peut mettre un terme à une attaque d’hypoglycémie, et peut ultimement diminuer le besoin en insuline chez les diabétiques. (Les diabétiques insulinodépendants doivent être prudents lors de l’utilisation des plantes amères en grandes doses, car elles peuvent déranger l’équilibre du taux de sucre sanguin, les femmes enceintes aussi doivent faire attention, car trop d’amertume peut stimuler les contractions de l’utérus, aussi contre-indiqué lorsque le flot menstruel est trop élevé et lorsqu’il y a des crampes menstruelles douloureuses. Si vous intégrez l’amer à votre alimentation, il n’y a pas moyen de s’inquiéter.)

 

N’oublions pas que le remède des barmans afin de prévenir les impacts d’un lendemain de veille est une dose ou deux d’Angostura Bitter, un mélange aromatique de plantes amères, dont la Gentiane, l’une des plus amères!

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