Vivre sans désirs?

February 12, 2013

Après avoir terminé la rédaction de mon livre, entre l’étape de révision et de montage graphique, je me suis donné la permission de prendre une retraite méditative au sein du programme Vipassana, première fois, en quatre ans, depuis que je suis maman, que je m’autorise à quitter mes enfants plus d’une nuit!

 

Les enseignements offerts par cette école sont fort intéressants, ainsi que la technique Vipassana qui en est une énergétique, fort puissante. Mon esprit critique a tout de même trouvé à en redire...

 

D’abord les enseignements prônés, sont sembleraient-ils, exactement les mêmes que ceux proposés par Bouddha il y a quelques milliers d’années. Ils stipulent entre autres que la vie est Anitcha, soit la loi la plus fondamentale de l’Univers : la nature propre de la vie est perpétuel mouvement, impermanent. Si bien que la seule réalité qui existe, c’est celle que nous expérimentons à chaque instant, dans le moment présent, au sein de notre corps physique, à travers nos sensations. La technique Vipassana nous invite donc à prendre conscience de nos sensations, à réintégrer notre corps physique et ainsi à nous connaître davantage. Cette prise de conscience de l’impermanence au sein de notre réalité physique est faite avec équanimité. Un super beau mot pour vous inviter à accueillir ce qui EST dans l’acceptation et le lâcher-prise total, avec Amour quoi. 

 

Voilà pourquoi cette technique est si puissante, parce qu’elle nous amène à porter notre attention sur notre corps physique, et par notre attention à lui porter de l’Amour. Et par notre accueil de ce qui est, sans jugement, nous lui offrons davantage d’Amour, et l’énergie de l’Amour est celle de la guérison, celle qui permet de transmuter ce qui est, de dissoudre nos souffrances et de laisser s’écouler le flot libre de l’énergie divine. Mais cela, les enseignements n’en parlent pas. Ce que les enseignements disent, c’est que la technique nous permet de nous libérer de nos impuretés et qu’en devenant purs, nous faisons inévitablement plus de place pour la joie, la paix et l’harmonie.

 

La véritable sagesse consiste à reconnaître et à accepter que toute expérience est impermanente. Cette prise de conscience vous évitera d’être submergé par les hauts et les bas de la vie quotidienne. Lorsque vous êtes en mesure de conserver votre équilibre intérieur, vous pouvez choisir d’agir d’une manière qui sera source de bonheur pour vous et pour les autres. En vivant chaque moment avec bonheur et avec un esprit équanime, vous progresserez sûrement vers le but ultime : la libération de toute souffrance. 

 

Certes, la souffrance est une question d’équilibre intérieur. J’ai remarqué, et vous pourrez vous aussi en être facilement le témoin, que toute expérience souffrante est créée par notre perception de celle-ci, donc par les pensées qui sont mobilisées dans notre tête, par les pensées de souffrance que nous nourrissons. Une simple maîtrise de notre mode de pensée nous mène à converger vers la sagesse qui sait non seulement que tout est impermanent, mais aussi que tout ce qui arrive doit avoir une raison d’être pour nous permettre de prendre de l’expansion, de grandir et d’évoluer, et donc que tout en soi est parfait. 

 

Je pense aussi qu’il peut être fort bénéfique de ramener sa conscience dans le moment présent pour diminuer notre taux de souffrance, mais aussi pour jouir davantage de la vie, qui inévitablement se passe ici et maintenant. Par contre, selon Vipassana, la souffrance est engendrée par l’avidité et l’aversion, c’est-à-dire par nos désirs et que la résolution de nos souffrances se trouve dans l’acquisition d’un état absent de désir. Et c’est là que je ne suis pas d’accord, d’autant plus que le fait de désirer atteindre un état d’absence de désir n’est-il pas un désir en soi?

 

 

D’abord, je doute que nous soyons venus ici sur la terre pour jouer à reconnecter avec l’état dans lequel nous sommes en permanence lorsque nous n’empruntons pas ce véhicule humain. Nous sommes ici pour expérimenter la matière, pour jouer avec elle. Et nos désirs sont les éléments propulseurs qui nous permettent de créer notre propre réalité. J’estime davantage que notre souffrance réside dans notre incapacité à expérimenter ce que nous désirons, à exploiter pleinement nos capacités créatrices. J’estime aussi, qu’il est impossible de prendre de l’expansion sans expérimenter une sensation de joie, et donc que nos envies sont les éléments qui nous mettent en vie. 

 

J’estime aussi que la souffrance a sa part à jouer dans notre expansion... à suivre la semaine prochaine!

En attendant, voici Teal Swan qui parle ici de l’importance de nos désirs!

 

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