Et si nos pensées étaient responsables de cet état d’équilibre tant convoité?

May 2, 2014

(article paru dans Le journal de la Guilde des herboristes - édition printemps 2014)

 

La philosophe en moi, dotée d’un esprit critique fort aiguisé s’est laissé interpeller par la thématique de ce numéro : en chemin vers l’équilibre!! Bien entendu, je pense qu’il est d’abord primordial de définir ce qu’est cet équilibre tant convoité. Et je réalise en fait qu’il doit y avoir autant de perceptions différentes de cet état qu’il y a d’êtres sur la Terre. Car, un peu comme ce qui nous permet de définir ce qui est bien du mal, nos jugements personnels, et donc nos pensées sont les responsables de cette idée que nous nous faisons d’une vie équilibrée.

 

Au départ, j’utilisais les plantes médicinales pour établir cet équilibre que je recherchais et définissait somme toute par l’expérimentation au quotidien d’un état de bien-être. Avec le temps, j’ai réalisé que les plantes participent à assainir notre vie parce qu’elles vibrent à une fréquence extrêmement élevée qui permet d’ajuster à la hausse la nôtre. D’ailleurs, si tout est question de vibration, comment donc faire pour maintenir un taux vibratoire où la maladie ne peut plus coexister avec notre réalité? Voici le fils directeur qui m’a inspiré la rédaction de mon livre EnVie. Si cela correspond à votre perception de l’équilibre, je vous avouerais que selon moi notre taux de santé est indissociable de notre taux de bonheur, si bien que la réalisation de soi à son plein potentiel semble être la clef menant à cet état de bien-être tant convoité.

 

Mais pour se réaliser pleinement, il faut nécessairement revisiter nos systèmes de croyances, se questionner sur la pertinence du bagage que l’on porte et qui est bien souvent l’affaire des autres. Si notre perception de ce qu’est l’équilibre est définie par nos systèmes de croyances, il en va de même pour notre réalité tout entière. Seules nos limites mentales nous éloignent de l’état optimal que nous recherchons, d’ailleurs notre mental est très rarement satisfait de ce que nous sommes et d’où nous sommes, peu importe les désirs atteints.

 

Être maître de ses pensées

L’équilibre pour moi se vit donc à partir de la maîtrise de mes pensées. J’ai réalisé à travers une transition récemment vécue que mes pensées sont les uniques responsables de ma souffrance. Non seulement elles les alimentent, mais les créent de toute pièce. Quand le petit hamster dans ma tête tourne dans le sens du bonheur, tout va pour le mieux, et en plus j’ai le pouvoir de le ramener dans cette direction lorsqu’il s’en détourne.

 

Scientifiquement, suite aux travaux du Dr Bruce Lipton, on comprend aujourd’hui davantage l’impact de nos expériences avec notre environnement sur nos comportements, donc de notre programmation comportementale en lien avec nos croyances. « Notre santé est sous le contrôle prédominant de nos perceptions et de notre environnement» stipule ce biologiste. Et qu’est-ce qui contrôle la composition chimique de notre sang? Notre cerveau!

 

Selon lui, notre système nerveux a comme fonction de relier les cellules de notre corps à l’environnement externe. Notre esprit, par le biais des pensées est l’élément qui interprète cette réalité extérieure et qui donc influence toute notre réalité intérieure. D’ailleurs, deux personnes peuvent se trouver exactement dans la même situation et l’interpréter de façon si différente qu’ils semblent être dans deux mondes totalement différents.

 

Pourquoi je vous raconte ça? Parce que nos pensées limitatives (celles dont il faut se défaire pour oser se réaliser pleinement), qui génèrent bien souvent angoisses et peurs, vont aussi générer en nous une panoplie de réactions chimiques qui vont nuire à notre bien-être. Nous connaissons tous l’expression se faire du mauvais sang. Dr Lipton a prouvé que dans un état amoureux, les cellules se retrouvent en présence de dopamine et vont proliférer extrêmement bien. En état de peur, les cellules sont alors en présence de cortisol et cette substance amène inévitablement la culture à dépérir et mourir. Pour trouver un équilibre à tous les niveaux, il vaut donc la peine de revisiter nos perceptions et d’assainir nos croyances.

 

Le processus alchimique

Il ne faut pas oublier que la notion d’équilibre représente un état stable entre deux réalités qui généralement s’opposent, entre le bien et le mal, le positif et le négatif. Si bien qu’il importe d’accepter ces deux dualités sans en renier aucune, accepter la souffrance autant que la joie, la lumière autant que la noirceur. La plupart d’entre-nous souhaitent connaître un état perpétuel de bien-être sans avoir à faire face aux amertumes de la vie, et pourtant le processus alchimique nous apprend que c’est en travaillant le souffre que nous pouvons obtenir de l’or. Et plus nous avons de souffre plus nous pouvons être riches nous rappel Jean-Jacques Crèvecoeur.

 

Il importe donc d’oser visiter ses coins les plus sombres et de travailler de concert, les accepter au lieu de les renier. Cette introspection, peu facile certes, nous permet de guérir en profondeur et de mieux nous connaître.

 

Être dans l’Amour inconditionnel de soi

Dans votre recherche d’équilibre, je vous invite aussi à être dans l’acceptation de votre vécu, ce qui est présent pour vous maintenant, et à vous donner le droit pleinement d’exister. Sachons que nous sommes en tout temps à la bonne place et que tout ce que nous vivons est correct. Il y a parfois des instants où il semble plus difficile d’éclaircir notre mental pour reconnecter avec ce soleil qui nous fait briller, c’est correct. Parfois, nous nous sentons assombris par une grande tristesse, une colère, de la culpabilité ou encore un désir de vengeance, c’est correct. Mais parce qu’épris d’une bonne volonté nous faisons tout pour refouler cette réalité qui monte en nous dans un petit tiroir lointain, et ça, c’est un grand manque d’amour.

 

D’ailleurs, les adeptes de la Loi de l’Attraction, sachant que l’on attire à soi tout ce que nous manifestons, et ne désirant pas nuire à leur création, ont cette fâcheuse tendance à refouler les émotions dites négatives sous un scénario plus optimiste qu’ils tentent bien que mal d’engloutir. Nous ne sommes pas dupes, et sachez que dans notre résistance à ce qui est, nous finissons tout de même par le créer davantage. Il est donc plus bénéfique pour nous de prendre quelques instants pour l’explorer, en faire le tour, lui donner le droit d’exister dans l’accueil et se transformer de lui-même en or. 

 

 

Tahnie ParentÊtre créateur empli de potentiel, philosophe de nature, consultante en santé bien-être et auteure du livre EnVie, prendre le pouvoir sur ma santé.

 

BUCZYNSKI, Ruth et LIPTON, Bruce. Epigenetics :What really controls our genes and why we don’t have to be victims of our DNA, webinar, nicabm (national institute for clinical application of behavioral medecine.

 

CRÈVECOEUR, Jean-Jacques, http://www.jean-jacques-crevecoeur.com

 

PARENT, Tahnie. EnVie, prendre le pouvoir sur ma santé, Québec, 2014

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