Le défi des relations et la libération des blessures émotionnelles

August 1, 2014

 

 

Peu importe l’éducation que nous offrirons à nos enfants, ils auront toujours à en redire. Je crois profondément que la résolution de conflit harmonieuse, comme présentée dans la dernière infolettre, est le plus beau cadeau que nous pouvons leur offrir.  

La communication consciente nous apprend à être responsable et conscient de notre vécu (de ce qu’on ressent, de ce qu’on vit en soi, de nos émotions) et d’en prendre soin. Cela nous amène à reprendre le POUVOIR sur notre vie. Elle nous apprend à connecter avec les autres sur le plan des besoins et à COEXISTER HARMONIEUSEMENT tout en étant comblés!

Les besoins sont universels

Elle nous amène à considérer l’autre dans son ensemble tout en restant présent à soi. Elle nous amène à considérer que nous avons tous des besoins et que toutes nos actions sont des stratégies pour répondre à nos besoins. Nous répondons à nos besoins au mieux de nos connaissances, donc on peut affirmer que chacun fait de son mieux, mais il se peut fort bien que le mieux des autres ne corresponde pas à notre mieux personnel. Et il se peut même qu’il y ait encore mieux que notre perception actuelle de ce qui est mieux, bref... Cela nous amène à considérer nos besoins et ceux des autres et à comprendre que tous les besoins, étant universels, sont légitimes.

La légitimité de votre vécu

Non seulement cela, la CNV nous amène à considérer la légitimité de notre vécu et de celui de l’autre. Combien de fois vous a-t-on dit qu’il était inapproprié de pleurer dans telle ou telle situation? Pourtant, si vous êtes triste, même si les autres n’ont aucun point de références sur ce qui a déclenché votre tristesse, votre émotion est bien réelle, en fait votre vécu est la chose la plus légitime qui soit. Si vous vous sentez triste, vous vous sentez triste. Point. Et vous avez le droit de vous sentir triste. Voilà tout. Soyez indulgent envers vous-même, et offrez-vous le droit de vivre ce que vous vivez, peu importe ce que les autres en pensent.

 

La libération des blessures émotionnelles

Nous ne pouvons pas nous libérer de nos émotions, souvenons-nous que nos émotions sont des indicateurs, une forme de guidance. Elles sont donc là pour nous faire prendre conscience de nos besoins, particulièrement de ceux qui ne sont pas comblés! Mais nous pouvons libérer nos blessures émotionnelles, et en fait, tant et aussi longtemps que nous les porterons dans nos vibrations énergétiques, nous attirerons à nous des situations qui leur permettront de faire surface afin que nous leur offrions l’attention dont elles ont besoin pour guérir. Si nous avons tendance à les repousser lorsqu’elles se manifestent à nous, il se peut que nous ayons l’impression de revivre perpétuellement les mêmes scénarios, comme une boucle interminable, même si on change de partenaires, d’environnement, de pays… Nous attirons à nous ce que nous portons dans nos énergies. Donc si nous voulons améliorer notre QUALITÉ DE VIE, il importe de nettoyer notre bagage énergétique.

 

Les blessures émotionnelles sont comme des enfants déchus, abandonnés, en manque d’amour. Pour être soulagées, elles ont besoin d’amour, d’attention, de réconfort. Elles ont besoin que nous acceptions leur présence. En fait, l’acceptation en est pour beaucoup dans le processus de libération. Dans mon dernier billet, je vous ai présenté une technique pour les transmutter. Bien souvent, lorsque je fais cet exercice, mon ressenti de cette émotion diminue drastiquement dès que j’accepte de vivre cette émotion et que je lui dis c’est correct, tu as le droit d’exister. Dès que je l’invite à se manifester à moi et que je lui dis que je suis entièrement présente à elle à travers ce processus… Il arrive que son intensité décuple au point que j’ai du mal à la ressentir et à poursuivre le processus jusqu’au bout.

 

Une autre technique

Alors voici un autre exercice qui est efficace pour libérer les blessures émotionnelles. Il va vous être utile, surtout lorsque vous n’arrivez pas à toucher à la première fois où vous avez ressenti cette émotion. Elle est bien simple, il suffit d’accueillir cette émotion, de lui donner le droit d’exister, d’être pleinement présent à elle en vous connectant à votre ressenti. Où cette émotion se manifeste-t-elle dans votre corps et comment la ressentez-vous? Restez présent à votre ressenti aussi longtemps que cela est nécessaire pour que celui-ci se transforme de lui-même, jusqu’à ce que vous vous sentiez agréablement bien avec vous-même. Vous pouvez aussi imaginer qu’une lumière divine emplie d’Amour vous envahit par votre cœur et vient embrasser ce ressenti, dans l’acceptation la plus absolue.


Le langage du vécu, un dictionnaire individuel.

Dans ma pratique en libération, j’ai réalisé que beaucoup de blessures émotionnelles sont bien souvent causées par des relations. C’est probablement pour cela que je m’intéresse énormément à améliorer mes relations. En fait, j’estime que nos relations sont un véhicule de guérison incroyable, n’oublions pas que nous attirons à nous ce que nous dégageons vibratoirement, donc, nos relations sont le reflet de nos charges énergétiques/émotives. Et nos enfants ont particulièrement un rôle important dans cette prise de conscience qui nous amène à évoluer, prendre de l’expansion.

 

J’ai souvent l’impression que si nous n’avions pas à parler, qu’il serait bien plus facile d’aimer inconditionnellement. Le langage est conflictuel, principalement parce que nous nous approprions les mots, les expressions selon nos propres expériences. Si bien que ceux-ci sont imprégnés de sous entendus qui nous amènent à porter instantanément des jugements lorsque les autres parlent. Jugements qui sont fondés à partir de notre vécu, bien souvent de nos blessures émotionnelles. Si bien que les mêmes mots n’ont pas la même résonnance d’une personne à l’autre, nous avons beau utiliser les mêmes outils grammaticaux, nous avons tous un dictionnaire individuel et secret qui fait en sorte que bien souvent, nous ne parlons même pas la même langue émotionnelle.

 

La technique de la CNV en abrégé.

La communication non violente délaisse le vocabulaire pour connecter avec les autres sur le plan des besoins. Derrière des injures du genre : Fuck osti d’incompétent, tu es un bon a rien, j’t’ai demandé de faire ça pis t’as rien faites osti, la CNV nous amène à entendre le besoin d’efficacité et d’entre-aide dissimuler derrière la frustration, non seulement cela, mais aussi a trouver une stratégie qui convient aux deux parties. Voir la vidéo de Marshall Rosenberg.

 

Voici les étapes de la CNV. D’abord décider ce qu’on observe. Est-ce qu’on met la caméra sur soi ou sur l’autre? Si on décide de mettre la caméra sur l’autre, on la garde sur cette personne jusqu’à ce qu’il ait fini de parler, jusqu’à ce qu’on ressente un apaisement chez lui, et ce même-ci ses propos nous déclenchent entre-temps. La caméra nous permet d’observer à travers ses propos, quelles sont ses émotions, quelles sont ses besoins et de quelles façons puis-je y répondre par exemple :

 

Julie : chéri peux-tu laver la toilette, chu tanné que ce soit moi qui le fasse

 

Stéphane : Julie je n’en reviens pas, chu tanné que tu m’infantilises, franchement tu n’as aucune reconnaissance pour ce que je fais ici dans la maison, j’ne vois pas pourquoi je laverais la toilette, qu’est-ce que t’en sais toi que c’est tout le temps toi qui fait la toilette, je l’ai fait la semaine passée, mais c’est ça t’as pas remarqué encore.

 

Julie : (elle décide de mettre la caméra sur Stéphane) J’entends ta frustration (sentiment) et je réalise que tu as besoin d’être considéré pour ce que tu fais dans la maison (besoin). De quelle façon je pourrais agir pour que tu te sentes considéré pour ce que tu fais? (Demande-Stratégie)

 

  • Tout de suite, Stéphane s’apaise, il se sent entendu et considéré, sa frustration relâche. Le processus de CNV apporte cet apaisement qui franchement est tout un cadeau. Pour l’avoir expérimenté plusieurs fois, je vous assure que c’est franchement réconfortant!

Stéphane : Ben juste un merci serait grandement apprécié.

 

Julie : Je suis contente Stéphane, ça va me faire plaisir de t’offrir plus de mercis. (Julie ramène la caméra vers elle-même) Tout ceci me ramène à ma propre frustration et je réalise que j’ai un grand besoin d’équité et d’entre-aide pour les tâches ménagères, est-ce que tu serais d’accord pour qu’on s’assoie ensemble afin d’établir un plan plus clair de qui fait quoi et quand?

 

Stéphane : Oui Julie, je crois que c’est une bonne idée, cela nous éviterait ce genre de conflit.

 

En Bref :

Sentiment – Besoin – Demande…

 

Voici un

très intéressant si vous voulez approfondir vos connaissance de cette technique.



 

Please reload

Article en vedette

Antithèse pharmachienne #1 : Le jeûne

January 28, 2019

1/3
Please reload

August 19, 2017

June 24, 2016

March 7, 2015

February 2, 2015

Please reload

Recherche
Please reload

Suivez-moi!
  • Facebook Classic

© 2014 by Tahnie Parent. Proudly created with Wix.com