L'humanité me désole

August 19, 2017

 

 

Je n’ai toujours pas trouvé de sens à la vie. J’ai voyagé beaucoup, été à l’autre bout du monde pour constater que le résultat est le même, absurde bien trop souvent. Partout, l’existence est consumée à travailler pour des ‘peanuts’. Dans les pays du tiers monde c’est encore plus valable, car non seulement ils peuvent travailler presque 24h sur 24, la réalité c’est qu’ils le font souvent à vendre des peanuts et qu’en bout de ligne ils n’ont même pas accès à un mode de vie confortable, ni même à de l’eau potable, un soutient gouvernemental pour les enfants à charge, un accès au soin de santé ou encore une pension de retraite. Mais une chance il y a la télé et facebook. Ça aide à faire oublier que finalement ton matelas de sol qui te sers de lit, s’appel un matelas de sol parce que tu sens le sol quand tu es couché dessus. Aussi bien dormir sur le tapis, devant la télé.

 

Survivre. Procréer. Manger. D’ailleurs mes pensées semblent programmer en ce sens, trouver l’homme de ma vie. Est-ce lui ? Mes cahiers de notes d’adolescente ne tournent qu’autour de ce sujet. C’en est gênant, presque déplorable. Du reste du temps, alors que je ne suis pas en mode survie devant les « il faut » du quotidien, je pense à manger. C’est pour moi une grande source de plaisir, d’ailleurs j’en ai fait mon «occupation du temps ». Me nourrir physiquement et spirituellement, mais alors que je tente de faire le vide mental pour me remplir, la roue se remet à tourner. Est-ce lui ? Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Sans parler des « il faut » qui me noient de leurs bourrasques harassantes.

 

Le coût de la vie augmente. Pour contrer cette réalité, le salaire minimum augmente. Ce faisant, les petites entreprises se meurs au profit des grandes entreprises qui écraseront volontiers le bon sens de l’humanité en un tour de main. Ils règneront sur nous, voici la nouvelle monarchie de l’ère industrielle. (Ils ? C’est qui ils ? Je sais pas, une petite minorité de trou de cul qui préfèrent valoriser l’argent à la richesse sociale = le peuple). Le coût de la vie continuera à augmenter, les élans individuels seront anéantis dans l’oeuf, le peuple ainsi maintenu en harnais par leur propre taux d’endettement, et pour les calmer devant leur embêtement, on rendra la Mari légale, nouvel opium du peuple. On écoulera alors les surplus de production de façon financièrement profitable en déclenchant des guerres, et ce sera ainsi jusqu’à ce qu’on continu de soutenir un système de marde dans lequel l’homme n’est plus qu’un pion productif mal nourrit et avachit. La solution ? Comme le dis si bien Alexandre Blondeau (fruiteriemobile) : À bat l’argent, à bat l’État. C’est un peu radical je sais, mais on s’en va dans le mur de toute façon, anyways, sans même besoin de révolution.

 

D’où je suis, de ma position, de mon regard d’être humain, je me désole devant le constat d’une humanité à moitié vivante. Je la trouve laide. Je cherche mais je ne vois que des êtres mous, à la peau terne, le corps cambré (j’exagère tout de même, je suis entourée de vraiment pleins de gens inspirants. Mais comme je suis sur le mode recherche d’un mâle, je me désole. C’est vrai au final, aller faire un tour au super marché, vous verrez que c’est désolant ...)

 

L’être humain s’affaisse, dépourvu d’espoir et d’ambition. La réalité des temps moderne ne le nourrie pas. Il va. Il viens. Déconnecté de lui-même pour remplir sa fonction publique. Du point de vue sociaux-économique, il est un pion satisfaisant, pas nécessairement au top du rendement, juste parfait. Mais l’humain, lui, se dessèche par en d’dans. Il ne pourra plus être productif bien longtemps. Le mode de vie actuel ne convient pas à notre vrai nature. Pour oublier cela, on s’entoure de choses inutiles qui captivent notre mental, nous éloignent encore plus de notre réalité intérieure et nous empêchent d’entendre notre petite voix interne qui se meurt asphyxier par les effluves nauséabondes de la sur-productivité au profit de l’économie ; mondiale, fédérale, provinciale, individuelle ?! Bref, inutilités qui captivent l’attention de l’humain mal nourrie et l’empêche de réaliser qu’il a faim. Faim de se choisir, de se révolter, de briser le cycle. Mais la tâche semble lourde. Le fardeau financier dont plusieurs sont accablés – et plusieurs en sont accablés parce qu’ils choisissent de meubler leur existences de choses inutiles qui coûtent chers et qui leur font oublier leur faim, sans les nourrir – empêche les gens d’agir. C’est un cercle vicieux. La faim perdure, la consommation augmente, la dette aussi (détour) et le poids de la dette empêche les êtres de tout crisser là et enfin se nourrir (ligne directe) en lieu de quoi, l’économie s’en met plein les poches et l’humain se déshumanise. Ère de zombies. L’engrenage du capitalisme va céder de par lui-même.

 

Car l’humain est tolérant, mais jusqu’à une certaine limite. Et lorsque la limite sera atteinte il se réveillera, c’est déjà en train de se produire, le vent tourne. Et s’il ne peut plus se réaliser parce que réglementations économique-gouvernemental obligent (salaire minimum trop élevé pour engager du personnel, imposition, taxes et tralalilalère de bâton dans les roues), il n’aura pas d’autre choix que de se réaliser en dehors des lois. De reprendre son pouvoir et faire valoir ses droits. À bat l’État, à bat l’argent. De toute façon, on le fait tous déjà un peu à notre manière. Lorsque tu ne déclares pas les revenus de ce que tu as vendus sur kijiji, ou que tu as reçus à Noël par ton grand-père, que tu te fais payer en dessous de la table, que tu peintures ton immeuble commercial en pleine nuit pour éviter les frais d’un peintre professionnel, que tu cherches par quels moyens soutirer le plus d’argent (ou en payer le moins) quand vient le temps des impôts, que tu fais du troc avec ton voisin, que tu fais ton épicerie dans les poubelles du super-marché, c’est un peu comme si tu criais tout bas Fuck le système, c’est d’la marde. Tu cris tout bas ton indépendance, ton besoin de liberté, de souplesse, de libre arbite, tu cris tout bas ton indignation devant un système trop contraignant, ou tu étouffes pardis… L’argent ne pousse pas dans les arbres, mais par chance, la nourriture oui !

 

Manger. On est né pour manger. Trois fois par jour minimum. Les herbivores passent presque l’entièreté de leur existence à manger. Manger, quel plaisir. Manger. Toute espèce sur terre vie que pour manger – et se reproduire. Et dire qu’en cet ère peu de gens prennent un réel plaisir à manger. À cultiver, récolter, préparer, cuisiner, servir et déguster. Une espèce qui n’apprécie plus se nourrir est une espèce en voix de disparition.

 

Il y a la nourriture sous forme d’aliments, mais aussi, il faut nourrir l’esprit, le corps, le mental. Il faut se nourrir d’être présent pour soi, à soi, s’écouter, s’arrêter, se connaître, s’aimer, se découvrir, rentrer en soi, écouter qui on est, ce qui est vivant à l’intérieur de nous, s’accueillir. Se donner le droit à l’arrêt, la vulnérabilité. Se choisir. Se ramener à soi. En dehors des « il faut » à la base il y a MOI. Sans MOI, il n’y a pas de « il faut ». Alors en premier ; consolider MOI. (ok, je vais faire un autre billet sur ce sujet, à suivre, à approfondir)

 

Et vous me demanderez, qu’est-ce qu’une humanité belle ? Et je vous répondrai que c’est une humanité composée d’êtres qui se tiennent debout, qui reconnaissent leur magnificience, leur potentiel, qui savent où ils vont et qui avancent confiants, bienveillants, aimants. Des êtres qui reconnaissent leur divinité, en eux et les autres. Qui prennent soin de leur être, physiquement et mentalement. Des êtres sains, vivants, vivifiants, rieurs, joueurs, en paix. Partout je vois des gens superficiellement beaux qui regardent autour d’eux en se jugeant et en jugeant les autres. Arrêtons de passer notre vie à vouloir être quelqu’un d’autre et reconnaissons l’être magnifique que nous sommes !!

 

 

 

« Vous n’êtes pas simplement un nom et un prénom, dotés d’une histoire sociale.

Vous êtes 71 % d’eu claire, 18 % de carbone, 4 % d’azote, 2 % de calcium, 2 % de phosphore, 1 % de potassium, 0,5 % de souffre, 0,5 % de sodium, 0,4 % de chlore. Plus une bonne cuillèrée à soupe d’oligoéléments divers (…).

Voilà la recette de votre existence.

Tous ces matériaux proviennent de la combustion des étoiles et on peut les trouver ailleurs que dans votre propre corps. Votre eau est similaire à celle du plus anodin des océans. Votre phosphore vous rendre solidaire à des allumettes. Votre chlore est identique à celui qui sert à désinfecter les piscines. Mais vous n’êtes pas que cela.

Vous êtes une cathédrale chimique, un faramineux jeu de construction avec ses dosages, ses équilibres, ses mécanismes d’une complexité à peine concevable. Car vos molécules sont elles-mêmes constituées d’atomes, de particules, de quarks, de vide, le tout lié par des forces électromagnétiques, gravitationnelles, électroniques, d’une subtilité qui vous dépasse.

(…)

Rien de ce qui vous entoure dans le temps et dans l’espace n’est inutile. Vous n’êtes pas inutile. Votre vie éphémère a un sens. Elle ne conduit pas à une impasse. Tout à un sens.

(…)

Imaginez le temps accéléré. Pfout, vous naissez, éjecté de votre mère tel un vulgaire noyau e cerise. Tchac, tchac, tchac, vous vous empiffrez de milliers de plats multicolores, transformant du même coup quelques tonnes de végétaux et d’animaux en excréments.

Paf, vous êtes mort.

Qu’avez-vous fait de votre vie ?

Pas assez, sûrement.

Agissez ! Faites quelques chose, de minuscule peut-être, mais bon sang ! Faites quelques chose de votre vie avant de mourir. Vous qui n’êtes pas né pour rien. Découvrez ce pour quoi vous êtes né. Quelle est votre infime mission ?

Vous n’êtes pas né par hasard.

Faites attention.

 

Edmond Wells,

Encyclopédie du savoir relatif et absolu, tome II

Please reload

Article en vedette

Antithèse pharmachienne #1 : Le jeûne

January 28, 2019

1/3
Please reload

August 19, 2017

June 24, 2016

March 7, 2015

February 2, 2015

Please reload

Recherche
Please reload

Suivez-moi!
  • Facebook Classic

© 2014 by Tahnie Parent. Proudly created with Wix.com